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A la rencontre d'Henri Maldiney : l'homme et sa pensée

« « de l’inoubliable,
je n’ai pas à me souvenir »
André du Bouchet




« Au large de tout ici,
Sans ailleurs,
La rencontre est suspendue hors de soi
Au péril de l’espace,
Dans l’Ouvert.»
Henri MALDINEY










NOUS VOUS PROPOSONS :

depuis 2011, durant l'été, une petite semaine de suspens du quotidien afin de prendre le temps de méditer, penser, approfondir certaines dimensions essentielles de la vie telles le lien, l'expérience limite, la pensée, l'art, la rencontre, l'éveil à soi...

Nous avons tous ressenti dès la première rencontre combien ces moments étaient essentiels, transformateurs, intenses.

D'aucuns ont réservé cette parenthèse dans leur vie et reviennent chaque année cheminer ce qui s'est dévoilé et s'ouvrir à de nouveaux horizons de sens.

En fin de page, vous pourrez découvrir les remarques et interventions des séminaires précédents.

QUID EN 2018

L'année 2018 célèbrera les 20 années de notre centre. Pour fêter cela dignement, nous rendrons hommage à notre mentor, notre maître et ami, à l'istor et le président d'honneur de notre école : Henri MALDINEY.

LE THEME :
" A la rencontre d'Henri MALDINEY:
l'homme et sa pensée."


QUAND

du dimanche 5 août 2018 (10h30)
(vous pouvez arriver la veille)
au vendredi 10 août 2018 (14h)

OU

Moment exceptionnel ; Lieu exceptionnel :une très belle propriété en Alsace au cœur des vignobles composée de 4 entités : 11 chambres, 4 cuisines, 8 salles de bain, 1 piscine, une salle de jeux... Un LIEU... où nous pourrons séjourner et exister la parole d'Henri Maldiney.

Demeure d' Anthylla
20 rue du Nord
F-68150 Hunawihr

Henri MALDINEY...


Depuis le décès d'Henri Maldiney, nous avons gardé le silence pour nous recueillir et l'écouter différemment.

Sa parole et sa présence n'en sont que plus intenses, mieux éprouvées.

L’écriture d’Henri Maldiney déploie les plis recroquevillés de la pensée et appelle en silence l’existant à exister. Géniale, elle se démarque de toute instrumentalisation, de tous modes de donation objectale. Elle se donne là où elle se retire : dans les silences, dans les respirations, dans ce rythme qui vous prend ou, à défaut, vous laisse sur le seuil d’une intelligibilité close sur vous-mêmes.

La pensée d’Henri Maldiney ne se réduit pas aux concepts qu’elle a engendrés malgré elle. Comment résumer les mots-souffles qui animent et habitent son écriture ? Dépourvus du rythme, de simples signes signifiants ne pourraient que desservir, dénaturer sa pensée qui résonne plus que raisonne, résonne avec ce que de l’homme étonne et surprend : l’exhortation à s’arracher de sa mondanéité obnubilante.

Henri Maldiney écrit en tant que témoin de la signifiance de l'Être qui le traverse et l'enveloppe irruptivement , signifiance qui bouleverse sa conscience et meut sa pensée à faire œuvre au plus proche de cette présence ivre de sentir . La transcendance de ses mots redimensionne de leur signifiance insignifiable l’objectif premier de la sémantique pour partager, au-delà du discours et du dit, une intuition aléthique et épiphanique.

Retiré dans son antre, en dialogue avec une oeuvre ou escaladant les sommets, fuyant le brouhaha mondain mais toujours ouvert à la rencontre, il habite le moment cosmogénétique d’une courbe, d’une saillie, d’un creux, d’une couleur, d’un regard, d’un geste.

Son écriture met le monde en mouvement ou en tension, dans un espace toujours prêt à frémir de l’apparition de l’Autre à même son champ de présence. Son œuvre en devient bouleversante d’accueil. Ecrire sans en prédéterminer le fond dont la phénoménalité scripturale met notre propre fond en abîme.

Pédagogue et professeur dans l’âme, il a toujours réussi le pari difficile d’harmoniser extériorité et intériorité, contenu et contenant.

Si Henri Maldiney n’interpelle pas le lecteur activement en s’adressant à lui à la deuxième personne, s’il ne s’implique pas plus à la première personne hormis dans son œuvre la plus intimiste et marginale « In Media Vita », le texte n’en demeure pas moins traversées interpellantes de la vie – la sienne comme la nôtre – dans lesquelles il y va de sa présence à l'espace ouvert du monde, traversées dont le foyer tensionnel nous convoque inlassablement au présent en incidence « je peux », « j’existe ». Un des tenseurs primordiaux de ce foyer et de sa pensée est la dialectique de la présence inéluctable du « vide » en nos vies, en amont et en aval de toute œuvre et sa déchirure-ouverture dont l’occurrence événementielle est l’apparaître.

Quelque chose m’apparaît dans l’Ouvert en tant que je suis le là de son ouverture. Être témoin de cet apparaître, en devenir le grand épistolier sans destinataire sous-tend le retrait de sa propre personne, voire la désintégration du moi, le renoncement total à la défense du moi. Il ne s’agit pas d’instrumentaliser « l’apparaître » pour paraître. Le désétablissement extatique dans le vide exclut toute égodiastole.

A l’instar d’Henri Maldiney, ne peut le rencontrer, lui, son œuvre, que celui qui se donne à lui, à son œuvre dans une passivité transcendantale, dans une passibilité fondamentale, absolument indéterminable et sans détermination.

Pour s’exprimer avec autant de justesse, pour que ses mots plutôt qu’un signe soient un amer de l’espace, de l’espace de la présence, pour que ses mots ne fassent signe vers rien mais hantent tout, pour que son écriture, en energeia, en œuvre, embrase le sens, « je » doit disparaître en une egodiasystole comme la peinture de paysage est, en Chine, un art du disparaître. Y être sans laisser de trace si ce n’est celle d’une ouverture! Telle est la définition même de l’écoute et de la présence-à dont la puissance allophanique ne touche jamais autant les écrits d’Henri Maldiney que lorsqu’ils existent l’amitié : Tal-Coat, du Bouchet, Kuhn,… Binswanger.

La transpassibilité, être passible de l’imprévisible, n’est pas une simple formule mais un irréductible inaccessible que personne ne peut atteindre, la Voie (Tao) que nul n’emprunte car il n’y a plus de Voie lorsqu’elle devient un piétonnier. Oserais-je ? La Voie est au Taoïsme ce que la transpassibilité est à Maldiney. Voie et transpassibilité s’originent du Vide et y retournent. Ils font partie de ces termes qu’une langue forge sans jamais les posséder. Aussitôt formés, ils s’arrachent de tout conditionnement ou inféodation. Ils demeurent ante prédicatif dans leur prédication. La problématique de la transpassibilité n’est pas de se détacher mais de ne pas s’y engager, s’engager dans le phénomène c'est-à-dire remplir ou colmater la phénoménalité. Pour habiter, il faut laisser du vide au Vide. L’habitation exclut l’adhérence, la possession ou la collection.

La génialité maldinéyenne est d’offrir à l’ineffable un horizon de parole, une libre étendue à fleur et fond de signifiance qui demeure un non-lieu de l’étant.

En fréquentant les malades de l’hôpital psychiatrique de Lyon, Maldiney a pu au jour de ses analyses esthétiques restituer à ces êtres ce dont la psychiatrie les avait, in illo tempore, destitués : leur pouvoir-être. En deçà de toute pathologie, l’existence d’un psychotique possède une dimension pathique authentique dont les formes esthétiques sont l’unique logos. Un nouvel horizon de sens s’ouvre au fil et dans l’écart des mots : charge thymique, tonalité, climatique propres à chaque ligne, surface, tension spatiale, couleur, texture… sont-elles plus primitives que celles du mot ?

Lorsque Henri Maldiney se trouve là où seul le « où ? » prend sens, en présence-à, hors de l’étant et de ses repères , il écrit à même le vide qui le surprend. La véritable conscience est une conscience réceptive qui ne souffre aucun a-priori. Son écriture est témoin de cette conscience qui n’est pas conscience de quelque chose car il n’y a pas d’intentionnalité dans le vide. Son écriture est témoin d’une existence dont l’essence n’est pas sous la juridiction du projet. Tout comme Binswanger n’était pas inféodé à Freud, Maldiney ne l’est ni à Husserl, ni à Heidegger, ni… à ses lecteurs. Sa pensée est libre, sa conscience réceptive. Il n’a rien à démontrer, à valider ou vérifier mais demeure dans le là de l’ouverture de ce qui lui est donné. Il a libéré la phénoménologie de ses phénomènes obsessionnels et de ses objectifs pour lui permettre de les atteindre : une manière d’être au monde qui laisse l’être et le monde se déployer dans leur propre phénoménalité, sans orientation ou manipulation du regard ou de la perception.

Afin de ne pas thématiser ou le moins possible sa pensée, je vous présenterai pour la première fois des petits films
que j'ai tourné lors de séjours chez lui à Vézelin ou lors de vacances à Madrid, à Amsterdam ou en Bavière.

Nous redécouvrirons ses conférences que j'ai également pu filmer.

Nous lirons ses textes et, sans les analyser, nous les mettrons en résonance.


LE FORMATEUR :

Ado Huygens,
Docteur en psychologie & phénoménologie clinique
Président de l’Ecole Belge de Daseinsanalyse
Président de la Fédération internationale de Daseinsanalyse
Auteur du livre chez Encre Marine
« Penser l’existence, exister la pensée »
Metteur en scène de Miyabi - Kitanodai Ensemble - Chiba - Japon


Ado Huygens découvre Henri Maldiney à Louvain en 1978 invité par son professeur Jacques Schotte. Il suit régulièrement ses cours. En 1989, Ado Huygens invite Henri Maldiney à présider son premier congrès en somatothérapie. De rencontres en séjours à Vézelin, il devient son maître et éveilleur de conscience.

INSCRIPTION :

Frais d’inscription pour 2018 :

Vous pouvez vous inscrire dès le 1 janvier 2018 en nous envoyant un mail à dasein.ado@gmail.com pour vérifier s'il y encore de la place. Afin de préserver la fluidité des échanges et un temps pour chacun, nous ne pouvons dépasser 9 inscriptions. Ce seront donc les 9 premières inscriptions confirmées par le versement qui seront prises en compte.

La participation au séminaire s'élève à 625 Euros. Cela comprend 6 journées de séminaire, les 6 nuitées en chambre individuelle et la jouissance durant ces 6 jours de la propriété. Ne sont pas compris les repas. Vous jouirez de 4 cuisines et d'un service traiteur si vous le souhaitez.

Lorsque vous aurez reçu confirmation par mail de la place disponible, un acompte de 350 € non remboursable est à verser dans la semaine suivante sur notre compte pour confirmer votre réservation
IBAN: BE08 3601 1324 8213
BIC: BBRUBEBB
avec la mention Séminaire d'été 2018.

Prévoyez une assurance annulation !

Veuillez verser le solde de 275 € pour le 25 juillet 2018

Merci.

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LE THEME DES ANNEES PRECEDENTES :

QUID EN 2017
Du 1 au 7 juin...
Exceptionnellement, nous organisons le séminaire en juin autour de la pensée de Heidegger. Un séminaire qui aura lieu tous les 18 mois. Information sur le site dans la rubrique à gauche " Séminaire "Être et Temps", Eveil à soi".

En 2016 du 7 au 11 août. La pensée et la culture japonaise. Les 150 ans d'amitiés belgo-japonaise. Au programme :philosophie japonaise, découverte de la fondation Lussato-Fédier,Cérémonie du thé à Mariémont, les jardins japonais d'Hasselt, la pensée de Nishida, Nishitani, Kimura...

En 2015 du dimanche 19 juillet au jeudi 23 août. A Berlin. ( Le groupe est complet depuis 2 avril)
Thème : " En présence de l'oeuvre d'art,
Eprouver la conversion du regard"
En matinée, nous visiterons les expositions ou les œuvres des grands musées d’art moderne et contemporain : l’ Hamburger Bahnhof , la Neue Nationalgalerie, le musée Berggruen, la collection Scharf-Gerstenberg, la Sammlung Boros, le Guggenheim.
Dans l’après-midi : Partages, descriptions phénoménologiques et lecture des écrits : Husserl, Heidegger, Merleau-Ponty, Maldiney, Klein, Ufan, Tapies, Schiele, Mondrian, Malevitch. Découverte du Mono-Ha et du Gutai.

En 2014 : Du dimanche 3 août 10h. au jeudi 7 août 23h. ( le groupe est complet depuis le 5 mars)
Séminaire exceptionnel car il aura lieu dans le village de montagne où Heidegger à écrit " Être et Temps"
Le thème de ce séminaire sera " Sur le chemin de la pensée" en compagnie de Martin Heidegger.
Le lieu est magique. J'y ai passé trois jours en septembre 2013. Je fus conquis au point de vouloir partager ce moment avec vous. Ce séminaire exceptionnel compte une journée de plus. Il entrelacera promenade réflexive dans la montagne, lecture de textes, méditation... Nous nous centrerons sur les textes de Heidegger :
- Qu'appelle-t-on penser ?
- L'expérience de la pensée
- Que veut dire penser ?
- La dévastation et l'attente, entretien sur le chemin de campagne

En 2013 : ( Le groupe est complet depuis le 22 mars)
Du jeudi 18 juillet 2013 à 10h30
Au lundi 22 juillet 2013 à 17h00.
(vous êtes le - la bienvenu(e) dès le mercredi 17 entre 19h et 20h)
Le thème sera " La phénoménologie du lien". Phénoménologie : "revenir à la chose elle-même", prendre le temps de laisser se déployer le sens à même ce déploiement, ne pas juger trop vite, comprendre trop vite. Ce auprès de quoi nous allons séjourner, ce vers quoi nous tendrons l'oreille et tous nos sens : le lien, l'attachement, l'affection, l'amour, le détachement,l'indifférence, la passion, la haine, la destructivité...

En 2012 (Le groupe est complet au 28 mars) Si elle vous intéresse, veuillez directement téléphoner à Ado Huygens au + 32 (0) 475 714 120.
Du samedi 11 août 2012 à 10h30
Au mercredi 15 août 2012 à 17h00
(vous êtes le-la bienvenu(e) dès le vendredi 10 entre 19h et 20h)
Le thème est " L'expérience limite : celle que l'homme peut éprouver, celle du phénomène : du Rien à la saturation en passant par l'abstraction."

En 2011 ( Le groupe est complet)
Du mercredi 20 juillet 2011 à 10h30
Au dimanche 24 juillet 2011 à 18h00.
Thème : Initiation à la phénoménologie et à la compréhension du "Dasein" heideggérien.

Depuis sa fondation en 1998, notre Centre et Ecole Belge de Daseinsanalyse, prolongeant le groupe de phénoménologie clinique du Pr. Paul Jonckheere, a exclusivement proposé une formation longue et exigeante aux professionnels de la santé.

Chacun de ces week-ends nous a révélé combien les mots, la pensée, la philosophie en général, la phénoménologie clinique en particulier, nous permettent de mieux relier les différents événements de notre vie, de leur donner du sens.

De tous les étants, de tout ce qui est là dans le monde, l’homme se distingue. Cette distinction mérite d’être pensée, réfléchie. Dans la tradition philosophique, un penseur se démarquera en dévoilant sans cesse l’être de l’étant-homme : Martin Heidegger . Il n’aura de cesse d’interroger l’Être et de comprendre celui pour qui "il y a va en son être de cet Être"...

Da-sein , être-le-là… ainsi le nommera-t-il pour souligner ses caractéristiques les plus propres : l’existence, la présence, sa relation et ouverture fondamentales à l’Être.

Cette recherche de toute une vie deviendra la Daseinsanalytik dont l’œuvre phare est « Etre et Temps » en 1927 : un livre d’une richesse inouïe qui ouvre un horizon nouveau.

Cette question de l’Être aura besoin d’une méthode que le penseur trouvera auprès de son propre maître E. Husserl : la phénoménologie .

Découvrant ces textes et cette pensée, le Dr. Binswanger, psychiatre, peut enfin donner à la psychiatrie l’élan qui lui manque. Il fonde ainsi dans les années 40 la Daseinsanalyse . Elle s’intéresse à la manière d’être-au-monde du patient, à ce qu’il vit et éprouve. C’est pourquoi, au-delà d’échanges conceptuels, il s’agit de s’intonner, de s’accorder, d’éveiller l’atmosphère.

Le Daseinsanalyste s’intéresse aux traits fondamentaux de l’être-homme, à ses existentiaux : sa spatialité, sa temporalité, sa corporéité, sa manière d’être avec les autres dans le monde commun, son humeur, son historicité, son être-pour-la-mort et le déploiement dans la liberté de toutes les valeurs qui lui permettent d’exister. En allant à l’essence des choses, la Daseinsanalyse interroge le fondement de ses perceptions en s’essayant à la réduction phénoménologique : mettre entre parenthèses ses croyances, ses vérités et évidences qui pré-orientent, voire polluent nos perceptions.

Si nous naissons homme, il nous faut néanmoins exister ces possibilités infinies qui nous habitent.

La rencontre ultérieure de Heidegger avec le Dr. Boss prolongera le travail initié par Binswanger pour en déployer les assises cliniques et psychothérapeutiques. La relève fut ensuite assurée par le Dr. Fidel Condrau. Le président actuel de la Fédération Internationale de Daseinsanalyse est le Dr. Ado Huygens, fondateur de l'école Belge de Daseinsanalyse. Il entrelace la pensée heideggérienne avec celle des éminents japonais qui ont rencontré Heidegger in illo tempore ou s'en sont inspirés pour transcender leur propre cheminement : Nishitani ( et son maître Nishida), Watsuji, Watanabe... Ne concevant pas cette approche sans un cheminement pratique ( Dô), c'est ceux de l'art et de la cérémonie du thé qu'il a privilégiés.

La pensée, le cheminement nous demande en amont de nous arracher du quotidien, de nous permettre d’ouvrir un espace-temps privilégié.

Pré-requis de ce séminaire : la création d’un Lieu - Basho où nous pouvons écouter et comprendre différemment notre relation au monnde.
Ses fondements : un entrelacs continuel de vécus ( Erlebnis), de pensées, de partages et… de silence.
Son objectif : un éveil à soi...

Pas à pas, nous pourrons prendre conscience que tant le philosopher que l’art participe d’une ouverture-au-monde qui se traduit par un cheminement, une écoute, une méditation, un partage de ce qui permet aux hommes de se déployer et d’éprouver l’essence des éléments qui le transcendent : la résonance, la connaissance, la spiritualité.

Le thème de l'année 2018 sera " A la rencontre d'Henri Maldiney, l'homme et sa pensée"

Au plaisir de nous y retrouver,...

  1. «Là où la transcendance défaille, où la présence ne se tient plus à l’avant de soi, la communication existentielle est interdite pcq’il n’y a plus personne avec qui communiqué »
    Henri MALDINEY
  2. « COMPRENDRE ? : C’est une façon éminente et originaire d’être "le là" de ce dont il retourne dans l’événement sans préalable de l’apparaître. Apparaître, c’est se manifester en soi-même dans l’Ouvert…, c’est s’ouvrir dans la déchirure de sa propre opacité et surgir dans le jour de la déchirure : l’Ouvert…. Apparaître de cet étant singulier pour lequel il y va de son être dans cet être même.»
    Henry MALDINEY
  3. « L’angoisse néantit l'essence de l'être et du non-être, du possible et de l’impossible. Il n’y a pas d’absence ou de présence, ni de y pour aucun là dans cette compacité en laquelle s’engloutit le sens de la compacité.».»
    Henri MALDINEY
"De tous les défis adressés à l'homme, le plus grand est le plus silencieux : celui des choses retraites en leur mutité. Il assigne Francis Ponge à cette tâche à l'impossible : donner la parole au monde muet." Henri Maldiney

« L'existence est rare – nous sommes constamment, mais nous n'existons que quelquefois, lorsqu'un véritable événement nous transforme »
Henri Maldiney

« S’il n’est exposé au Rien, à la possibilité du Rien, où se ressource l’étonnement devant le monde, un artiste n’est plus que l’illustrateur de sa déchéance au monde de la banalité et du On. » Henri Maldiney